Un montage documentaire pour Jean Guillemet

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Jean Guillemet parle de la campagne

Il s’agit d’un montage documentaire de 22 heures d’enregistrement à 58 minutes et l’Espérance de Vie a été projetée dans trois cinémas locaux – à Josselin, à Locminé et à Grand Champ.

Le protagonist principal, Jean Guillemet à l’age de 76 ans raconte ses sentiments sur les changements de société depuis le Remembrement, le départ des gens en ville, que les commerces et écoles autrefois existant à la campagne n’existent plus, que la vie était plus simple mais plus dur.

Jean dépeint sa vision des relations entre les gens qui étaient plus simples dans le passé, les gens étaient plus en contact direct, plus ouverts, et nous incite à réfléchir sur sa maxime « c’est la motivation qui compte ».

Les choses simples de la vie

Nous avons suivi Jean sur 2 ans à travers sa campagne, 2 fêtes dans sa cabane faite main, une visite d’un menhir avec présent 4 générations dont la plus âgée une dame de 96 ans et sa construction d’un puits traditionnel sur son terrain, symbole de la simplicité de la vie autrefois.

Néanmoins il nous ouvre sur une campagne rude ou on allait à l’école à pied à travers 3 km de champs, on habitait dans des maisons plutôt isolées, on lavait son linge au lavoir et on allait chercher son pain cuit dans un four communale au village.

Dépendance à l’égard des réseaux

Il nous invite à nous demander si la vie est meilleure aujourd’hui, étant devenu dépendant des réseaux d’électricité et d’eau. « Nous n’avions pas d’argent, mais nous n’en avions pas besoin », dit-il parce que même si nous n’avions pas grand-chose, nous n’avions pas non plus les tentations auxquelles nous sommes si souvent confrontés aujourd’hui.

Jean Guillemet ne suggère pas vraiment un retour au passé, mais il remet en question la logique de certaines des pratiques courantes d’aujourd’hui. La surproduction l’a fait réagir « si on avait trop on mettait du gasoil et on brûlait tout. » De quoi se poser des questions dans un monde où certains manquent encore.

Un cycliste bien connu

Ses amis décrivent l’endurance physique et la force dont Jean Guillemet a fait preuve en tant que cycliste passionné lorsqu’il a remporté tant de courses sur un simple vélo. Il est même allé en Allemagne et en Hongrie en vélo. Il nous dit à sa manière énigmatique que ce n’est pas le vélo qui compte, mais la personne. Ils nous parlent aussi de l’accident majeur qu’il a eu lorsqu’une voiture qu’il réparait s’est effondrée sur la tête, et pourtant il s’est rétabli. Il semble que cette expérience ait une sorte d’élément spirituel.

Montage documentaire Jean Guillemet
Jean parle de surproduction

Plein de vie et de force, ses amis et connaissances nous font part de leur amitié et de leur admiration pour un homme qui nous convainc de la force de la volonté, du désir, de la persévérance et de la force de caractère. Il dit : « Si vous voulez vraiment quelque chose, vous pouvez le faire »

Jean a le désir de transmettre son message à une nouvelle generation. Il reconnais les avancés en qualité de vie, tout en rappelant qu’il n’a pas toujours été ainsi, que certains ont fait avec peu, mais malgré les difficultés trouvaient joie et bonheur dans les choses simples, à commencer par le rire et le partage humain.

Comprendre le thème du montage documentaire

Ce montage documentaire a été un véritable défi pour nous, car en l’absence de budget, nous avons filmé sur toutes sortes de caméras différentes, y compris deux iPhones et deux caméras DV.

Le montage était un vrai défi car nous avons enregistré 22 heures de film sans scénario, dans divers lieux. Mais pour terminer le montage documentaire, nous avons été obligés de passer au crible minutieusement les images, en attribuant le sujet et le sens afin de construire une chronologie raisonnable.

Mais sans budget, les travaux ne peuvent être réalisés que si, comme le dirait Jean Guillemet lui-même : “Vous pouvez le faire si vous le voulez”. La qualité du produit final n’est pas parfaite. Ce serait bien d’avoir eu accès à de grandes caméras et à un enregistrement sonore de meilleure qualité. Mais malgré cela, Jean Guillemet nous invite à réfléchir à la qualité de la vie et à certaines de nos valeurs fondamentales.

Pour moi, certains de ces thèmes ont été source de nombreuses réflexions et restent contemporains dans un monde en constante évolution. Il n’est pas sage de romancer un passé physiquement difficile et manquant de confort, mais nous sommes certainement invités à penser au présent, à analyser la société d’aujourd’hui, nos valeurs, et à distinguer ce qui est important et ce qui ne l’est pas.

Leçons pour la société

Pour résumer les nombreux thèmes abordés par Jean : la société, l’écologie, la simplicité, le passage du temps, la société de consommation, l’industrialisation et le progrès. Mais il reste un léger sentiment de regret que de telles communautés de campagne se soient brisées, même si ceux qui sont partis sont partis à la recherche d’une vie meilleure.

Ce film a aussi un thème nettement breton, puisqu’il décrit les changements de société et de technologie qui sont arrivés dans l’ouest de la France beaucoup plus tard que dans les grandes villes.

Et peut être ça nous ouvre sur une réflexion sur l’avenir. Comment vont évoluer les choses dans les prochaines 50 ans? Que nous réserve l’avenir et comment nos valeurs vont-elles changer ? Nos relations s’améliorent-elles, construisons-nous des ponts dans la communauté ou allons-nous vers une époque où les gens sont de plus en plus éloignés ? Ces questions s’adressent à nous, à nos dirigeants et à nos enseignants : quelles sont les valeurs qui nous sont chères et que nous voulons promouvoir, et où allons-nous investir dans le développement de notre société ?

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